QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Comment passer de la liste des activités critiques à la préparation du PRA ?

D’après Plan de reprise d’activité

Prochaines étapes après l’identification des processus critiques

L’identification et la classification ne sont qu’un prélude au déploiement d’un PRA / PCA complet.

Une fois le panorama des processus critiques établi :

Réaliser la BIA approfondie (si ce n’est pas déjà fait en parallèle) pour chaque processus de niveau 1 et 2, afin de chiffrer précisément les coûts d’interruption.

Définir les stratégies de continuité ou de reprise : haute disponibilité, redondances, plan de sauvegarde et restauration, sites de secours, etc.

Rédiger un Plan de Reprise d’Activité ou un Plan de Continuité adapté, précisant les procédures de crise, les ressources techniques, humaines, et logistiques nécessaires.

Tester régulièrement le plan : exercices de simulation, tests de restauration, etc.

Maintenir et faire évoluer le PRA / PCA en continu, via une gouvernance structurée et des audits internes/externes.

Exemple illustratif

Pour rendre plus concret le processus, imaginons une PME fictive spécialisée dans la logistique e-commerce.

Elle a plusieurs grands processus :

Prise de commande : reçoit les commandes clients via une interface web, traite les paiements.

Préparation de commande : picking, emballage, étiquetage.

Expédition : gestion des transporteurs, suivi des colis.

Service client : gestion des réclamations, retours, demandes d’information.

Ressources humaines : paie, gestion du personnel.

Comptabilité / facturation : envoi des factures, gestion des règlements.

Informatique : maintenance des serveurs, réseaux et applications.

En menant l’analyse, on constate :

La prise de commande et l’expédition sont extrêmement critiques : si elles s’arrêtent, l’entreprise ne peut plus fonctionner, le CA chute immédiatement.

Les retards de livraison provoquent la colère des clients et la perte de contrats.

Le service client est jugé “important” (critique niveau 2) : il peut être stoppé quelques heures, mais pas trop longtemps, sinon l’image de la société se dégrade.

La comptabilité est de niveau 2 ou 3, car un arrêt de quelques jours est gérable en mode dégradé (facturation manuelle, ou en différé), même si ce n’est pas idéal.

La paie (RH) est essentielle à la satisfaction du personnel, mais un décalage de quelques jours est parfois envisageable.

Cela reste toutefois un processus ayant un fort enjeu social et réglementaire.

L’informatique est à la fois un processus support, mais crucial, car si l’infrastructure IT est à l’arrêt, tous les autres processus sont bloqués.

Il sera donc classé au plus haut degré de criticité (niveau 1).

Au terme de cette évaluation, l’entreprise sait qu’elle doit en priorité protéger ses systèmes de prise de commande et de suivi des expéditions, ainsi que la base de données logistique.

Les ressources (budgets, plans de secours, personnel formé) seront prioritairement affectées pour assurer la reprise rapide de ces processus.