Quelles erreurs faussent l’évaluation des risques d’un PRA ?
D’après Plan de reprise d’activité
Sous-estimation d’événements rares
Certaines menaces paraissent “extraordinaires” (type catastrophe naturelle exceptionnelle, attaque très sophistiquée), et on a tendance à leur attribuer une probabilité trop faible.
Pourtant, les conséquences peuvent être si lourdes qu’il convient de les considérer sérieusement.
Dans l’optique d’une résilience globale, mieux vaut être conscient de ces scénarios et en planifier ne serait-ce qu’une protection minimale.
Confondre probabilité théorique et probabilité réelle
Exemple : “Incendie” est souvent cité comme une menace.
Statistiquement, il y a un certain nombre d’incendies d’entreprises chaque année.
Mais si votre bâtiment est bardé de détecteurs et que vous avez déjà eu des inspections de sécurité positives, la probabilité réelle baisse.
Inversement, si votre site est ancien, mal entretenu, ou si vous manipulez des matières inflammables, la probabilité réelle grimpe.
Ne pas considérer les risques humains et organisationnels
Beaucoup d’entreprises se focalisent sur l’aspect technique (pannes, cyberattaques) et négligent les risques humains (absence massive, conflits sociaux, sabotage interne).
Les crises liées au facteur humain sont pourtant très courantes et peuvent paralyser l’activité aussi sûrement qu’une panne informatique.
