QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
← Revenir aux réponses

À quoi sert une cellule de crise opérationnelle ?

D’après Gestion des incidents

Ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas

Une war-room est un lieu de coordination qui impose un cadre de conversation. On y parle des faits observés, des hypothèses plausibles, des actions décidées et des risques assumés, rien d’autre. Ce n’est ni un tribunal, ni une salle de brainstorming, ni une réunion d’état-major sans conséquence.

Toute phrase doit conduire à un choix, un propriétaire, un délai.

ConseilCommencez chaque échange par une phrase courte :

  • Voici ce que nous voyons
  • Voici ce que nous testons
  • Voici ce que nous décidons

Puis passez à l’action. Tout ce qui n’aide pas à décider sort de la pièce.

Les règles du jeu qui font gagner des minutes

Une voix qui cadence et qui a le pouvoir de le faire : Désignez un animateur qui tient le temps, coupe les digressions, reformule et tranche l’ordre des actions. Sans cadence, la war-room se transforme en débat d’opinion.

Des tours courts. Au début, toutes les quinze minutes, un tour rapide « faits, hypothèses, décisions, prochaines étapes ».

Quand les signes s’améliorent, espacez à trente minutes, puis à soixante minutes.

Des messages sobres. Parlez d’impact et de délais, pas d’architecture. Dites vrai, dites peu, dites souvent.

Zéro multitâche. Les rôles clés ne lisent pas leurs mails pendant la séance. La qualité d’attention est votre premier multiplicateur.

ConseilRitualisez l’ouverture en une minute. Voici la situation, voici qui décide, voici la cadence. Fixez dès l’ouverture l’heure du prochain point. Fixer un rendez-vous réduit la tension, cela structure l’exécution.