QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Comment évaluer les impacts métier et le coût réel d’un incident ?

D’après Gestion des incidents

L’impact est la mesure utile pour le dirigeant : que perd-on, quand, et pour combien de temps ?

Un incident s’évalue en coûts immédiats (arrêt de production, pénalités contractuelles, surcharge support), en risques juridiques (notifications, contentieux, sanctions), en effets réputationnels (résiliations, bad buzz), et en coûts différés (dette technique, dette de sécurité, coût de remédiation et temps perdu sur les autres projets pour la remédiation).

Le piège tient aux métriques techniques qui rassurent mais n’éclairent pas l’économie : CPU, latence, nombre de tickets.

Ce sont des indicateurs nécessaires mais très insuffisants.

La bonne pratique consiste à rattacher chaque service à des métriques de valeur : revenus par heure, commandes traitées, dossiers instruits, patients suivis, délais réglementaires.

L’exercice demande une cartographie sérieuse et une convergence finance, métier, IT.

L’objectif n’est pas de transformer l’incident en tableau de bord décoratif, mais de donner à la direction les bases d’un arbitrage assumé : maintenir en mode dégradé un service A pour restaurer plus vite un service B peut être rationnel si B porte l’essentiel du résultat ou du risque.

L’impact se mesure aussi en capital confiance en interne comme en externe : l’opacité coûte cher.

À information égale, les clients tolèrent mieux un incident bien géré qu’une dégradation sournoise découverte trop tard.