Que faire quand un rançongiciel touche une grande partie du SI ?
D’après Gestion des incidents
Communication exécutive, objectif : sérénité, cohérence, redevabilité
La parole des dirigeants structure la perception.
En crise, on privilégie la sobriété : reconnaître l’incident, dire ce qui est fait, préciser ce qui est priorisé, indiquer le prochain point d’information.
Pas de détails techniques non nécessaires, pas d’autocongratulation.
Les messages sont cohérents entre canaux (clients, partenaires, médias, autorités).
La CCE s’assure que la communication protège la preuve, respecte les obligations (ex. notifications en 72 h) et soutient les équipes.
Elle parle au nous (l’entreprise) pas au eux (l’IT).
La redevabilité s’incarne dans des décisions visibles : prolongement d’horaires de support, gestes commerciaux, mise en place d’un guichet dédié, publication d’un rapport d’incident synthétique.
Une communication exécutive bien tenue abaisse la température et gagne du temps utile.
Ransomware généralisé : reconstruire la confiance avant le service
Un chiffrement massif bouleverse l’ordre habituel.
La priorité devient la confiance : savoir ce qui est sain, prouver ce qui ne l’est pas.
On coupe les liaisons latérales, on isole les domaines, on désactive les comptes suspects, on exporte les journaux.
Les sauvegardes sont vérifiées hors bande (intégrité, latence de restauration, absence de contamination).
La stratégie repose souvent sur la reconstruction : nouveaux contrôleurs, nouveaux secrets, parc purgé, applications réinstallées depuis sources maîtrisées.
La décision de payer une rançon est une option juridique et éthique, rarement rationnelle techniquement.
La CCE fixe la doctrine : ne pas négocier l’inacceptable, coopérer avec les autorités, informer sans se compromettre.
Le calendrier s’étire, les métiers vivent en mode dégradé, la communication devient un fil d’Ariane.
Réussir, c’est tenir la trajectoire sans céder à l’improvisation.
Attention à s’entourer de professionnels du milieu afin de ne pas créer une méthode miracle totalement inefficace.
