Comment décider quelles pertes l’entreprise peut accepter pendant une crise ?
D’après Gestion des incidents
En crise, protéger toute l'activité au même niveau n'est pas toujours possible. La direction doit comparer les conséquences des options disponibles et rendre explicites les pertes locales qu'elle accepte pour préserver les activités prioritaires.
La tentation du « tout ou rien » ruine la continuité.
Les arbitrages business privilégient les revenus, les obligations réglementaires et la relation client.
La CCE hiérarchise les capacités : vendre, encaisser, livrer, servir.
Elle autorise des modes dégradés (restriction fonctionnelle, élargissement des délais, suspension temporaire d’un canal) pour préserver le cœur.
Elle choisit quels segments clients protéger en priorité, quels contrats renégocier en urgence, quelles pénalités assumer pour éviter des risques supérieurs.
Les décisions se chiffrent : coût d’arrêt par heure, risque juridique, coût de rattrapage, effet réputationnel.
Le commerce et la finance deviennent partenaires tactiques : ils coécrivent les options avec le DSI et le RSSI.
L’ambition n’est surtout pas de réparer l’IT, c’est de contenir l’atteinte au modèle économique pendant que l’IT restaure.
Une bonne décision est souvent imparfaite mais réversible.
Elle rend possible un lendemain sans faillite cachée.
