Que faut-il savoir sur « Sévérités : du local irritant à la crise d’entreprise » ?
Extrait de Gestion des incidents
Classer la sévérité, permet d’arbitrer les priorités, donc sans classement point d’arbitrage mais juste une course effrénée.
La sévérité ne se décrète pas au doigt mouillé : elle s’ancre dans des critères objectivés et acceptés par les métiers.
On retient typiquement l’étendue (combien d’utilisateurs, de sites, de clients), la criticité du service touché (vital, important, support), l’irréversibilité potentielle (perte de données, compromission), le délai de dégradation (rapide, lent, progressif) et l’exposition externe (régulateurs, médias, réseaux sociaux).
Une sévérité élevée ne signifie pas panique généralisée, mais gouvernance resserrée, visibilité exécutive, décisions rapides et traçables.
À l’inverse, surclasser artificiellement épuise les équipes et banalise l’alerte, sous-classer dilue la responsabilité et creuse la dette de remédiation.
La maturité réside dans la constance : mêmes symptômes, même classe, mêmes règles, quels que soient les interlocuteurs.
Cette stabilité crée un langage commun entre DSI, sécurité, métiers et direction générale.
Elle fonde le déclenchement des war rooms, les astreintes, l’activation des plans de communication et la bascule vers les dispositifs de continuité.
La sévérité est dynamique : elle peut évoluer avec l’apprentissage en temps réel, la découverte de nouvelles preuves ou l’extension du périmètre affecté.
D’où l’importance de jalonner explicitement les requalifications et d’archiver les motifs de changement.
