Que faut-il savoir sur « Les fondamentaux de l’identification des processus et macro-processus » ?
Extrait de Économie du système d’information
Avant d’entrer dans les deux approches proposées, rappelons brièvement ce que l’on entend par processus et macro-processus :
Un processus est un ensemble d’activités ou de tâches reliées entre elles par des flux de données ou d’informations, et dont l’enchaînement produit un résultat (un livrable, un service, un produit) à destination d’un client (interne ou externe).
Un macro-processus est une version plus agrégée d’un processus, généralement décrite à un niveau de détail moins fin, ce qui permet une vue plus globale et « lisible » à l’échelle de l’entreprise.
Il est souvent recommandé de commencer à un niveau « macro » pour éviter de se perdre dans la complexité excessive.
Ce n’est qu’ensuite, si besoin, que l’on affine la description des sous-processus.
Par exemple, dans le domaine stratégique « Production » d’une entreprise agroalimentaire, on pourrait définir trois macro-processus : approvisionnement, transformation, et conditionnement et expédition. Chacun de ces macro-processus pourra être détaillé ultérieurement en plusieurs sous-processus ou activités.
Pourquoi insister sur les processus ? Parce qu’ils sont le fil conducteur entre la mission d’un domaine (qu’il soit stratégique, support ou cœur) et la manière dont cette mission se décline concrètement.
En cartographiant les processus, on identifie plus facilement :
Les ressources nécessaires (humaines, matérielles par exemple).
Les flux d’informations, et donc les objets de données manipulés.
Les coûts associés, notamment lorsqu’il s’agit de répartir les investissements informatiques ou de repérer les éventuels gaspillages.
Les interdépendances entre domaines : un processus dans un domaine stratégique peut dépendre d’un processus support ou d’un macro-processus cœur (par exemple, la gestion d’infrastructures informatiques critiques).
Attention enfin aux dépendances : Si un macro-processus vital (par exemple, la facturation) dépend d’un autre macro-processus (ex. la génération de devis) qui se voit allouer moins de moyens, cela peut créer des goulets d’étranglement et nuire à la performance globale.
Les investissements doivent donc refléter la réalité de ces liens de dépendance.
