Que faut-il savoir sur « Principe général » — Annexe 2 : Indentification des processus et macro-processus méthodologie (éclairage 2/2) ?
Extrait de Économie du système d’information
La maturité BPM (Business Process Management) fait référence au niveau de formalisation, d’outillage et de pilotage des processus dans une organisation.
Certaines entreprises ont déjà mené des projets de modélisation exhaustive, disposent de référentiels BPMN, d’outils de gestion de workflow, ou encore de centres d’excellence dédiés à l’amélioration continue des processus.
D’autres, au contraire, fonctionnent encore de manière très informelle.
L’approche par la maturité BPM consiste à :
Évaluer le degré de formalisation existant : Quelles documentations, cartographies ou référentiels de processus sont déjà en place ?
Y a-t-il des processus clés déjà modélisés de manière détaillée ?
Classer les processus par niveau de maturité : On peut par exemple distinguer les processus « déjà industrialisés » (avec des KPI, des outils et un responsable formel) de ceux « émergents » (pas ou peu formalisés, dépendants de l’expertise de quelques collaborateurs).
Prioriser la formalisation : Au lieu de tout cartographier uniformément, on va concentrer l’effort sur les processus qui sont stratégiques ou dont le niveau de maturité doit augmenter pour des raisons de performance ou de réduction des coûts.
Identifier les macro-processus critiques : Au regard du niveau de maturité, on isole ceux qui nécessitent un investissement majeur pour être sécurisés, optimisés ou mieux intégrés au SI.
En clair, cette approche se fonde sur l’idée que tous les processus ne se valent pas en termes de formalisation. On ne va pas cartographier avec la même précision un macro-processus ultra-routinier et un macro-processus essentiel pour la compétitivité.
L’effort de description et de pilotage doit être proportionné aux enjeux métiers et au niveau de maturité actuel.
