QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Que faut-il savoir sur « Contexte et enjeux » — Conception de la stratégie de reprise › Définition des modes de fonctionnement dégradés ?

Extrait de Plan de reprise d’activité

Lorsqu’un incident majeur survient (panne de serveur, rupture de liaison Internet, incendie d’un site, sinistre naturel…), il arrive que les solutions informatiques ou les ressources habituelles ne soient plus disponibles.

Même si l’on dispose d’un site de secours ou d’une infrastructure de reprise, il peut s’écouler un délai (RTO) avant que les systèmes ne soient relancés.

Pendant ce temps, l’entreprise risque de perdre des commandes, de rater des livraisons, de rompre certaines obligations légales, ou de décevoir ses clients.

Pour éviter une paralysie complète, on met en place des modes de fonctionnement dégradés.

Il s’agit de scénarios dans lesquels on opère avec des moyens minimaux, parfois manuels ou recourant à des outils de secours.

L’idée maîtresse est : “Comment continuer à faire l’essentiel de notre travail, de façon plus lente ou moins confortable, si telle ou telle ressource cruciale n’est plus disponible ?”.

Les modes dégradés se conçoivent en cohérence avec la criticité des processus métiers (déterminée via la BIA) et les RTO (temps de reprise) visés.

Si le RTO d’un service est de 4 heures, on peut s’attendre à fonctionner “sans informatique” ou “avec un outil réduit” pendant ces 4 heures.

Les procédures dégradées comblent donc ce vide temporaire.