QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Comment construire un tableau de bord de gouvernance des données ?

D’après Gouvernance des données

Nécessité d’une observation continue

Dès lors qu’il existe des politiques et des processus, il faut disposer d’un moyen de suivre leur mise en œuvre, de vérifier qu’ils sont appliqués correctement et de repérer les signaux de défaillance.

C’est l’objectif des outils de suivi et de reporting, qui fournissent une vue d’ensemble sur l’état de la gouvernance.

Sans ces instruments, on risque de piloter à l’aveugle et de ne découvrir les écarts que trop tard, lorsque les incidents se produisent déjà ou que les audits externes révèlent des anomalies.

Tableaux de bord et indicateurs

Les tableaux de bord (dashboards) sont couramment employés pour synthétiser les indicateurs pertinents. Ces indicateurs peuvent concerner :

La qualité : taux d’erreurs, volume de doublons, proportion de champs vides, écarts détectés entre différentes sources.

La sécurité : nombre d’incidents de type phishing détectés, tentatives d’accès non autorisées, alertes générées par les systèmes de surveillance, temps de réaction.

La conformité : respect des durées de rétention, vitesse de traitement des demandes RGPD (accès, rectification, suppression), nombre d’exceptions validées.

La performance opérationnelle : temps moyen de collecte, taux de réutilisation des informations, taux de satisfaction des utilisateurs métiers, avancement des projets data.

Ces indicateurs doivent être définis de manière rigoureuse pour éviter la dispersion.

Ils doivent être calculables (donc s’appuyer sur une source fiable), mis à jour à une fréquence adaptée et présentés de façon compréhensible pour les décideurs.

Certains seront destinés aux comités stratégiques (par exemple, un KPI de sécurité général), d’autres aux comités opérationnels (taux de rejets lors du nettoyage automatique, taux d’achèvement des formations internes, etc.).