Comment fixer et hiérarchiser les objectifs de gouvernance des données ?
D’après Gouvernance des données
Lien avec la culture interne
La vision doit être en harmonie avec la culture de l’entité, c’est-à-dire son identité, ses valeurs et ses modes de fonctionnement.
Ainsi, si l’organisation valorise déjà la transparence et la collaboration, le projet de gouvernance devra mettre en avant ces deux concepts dans sa vision.
À l’inverse, dans un environnement très hiérarchisé ou fortement réglementé, la formulation pourra insister sur la nécessité de maîtriser rigoureusement les accès, de structurer les processus et d’éviter la diffusion incontrôlée.
Cette adéquation avec la culture existante facilite l’adhésion des équipes, car elles reconnaissent dans la vision des éléments familiers plutôt que de la percevoir comme un objectif imposé de l’extérieur.
Définition et hiérarchisation des objectifs
Une fois la vision clarifiée, il convient de la traduire en objectifs mesurables.
Ces objectifs détaillent les intentions de manière plus opérationnelle. Ils peuvent concerner :
La qualité de l’information : viser un pourcentage déterminé de fiabilité ou diminuer la proportion d’erreurs constatées dans les systèmes.
La sécurité : renforcer la protection en réduisant le nombre d’incidents, mettre en place des mécanismes de traçabilité plus complets, accroître le niveau d’audit sur certains flux sensibles.
La valorisation et l’usage des données : augmenter la part de décisions guidées par l’analyse, accélérer le partage contrôlé entre départements ou développer de nouvelles offres fondées sur des informations enrichies.
La conformité : se mettre en accord avec une réglementation précise (RGPD, CCPA, etc.), atteindre une certification (ISO 27001, par exemple), ou satisfaire aux exigences d’un secteur donné (banque, santé, etc.).
Chaque objectif doit posséder des indicateurs ou métriques, de sorte qu’on puisse vérifier sa progression.
Il est recommandé de formuler des objectifs limités en nombre, réalisables dans un horizon cohérent (souvent annuel ou pluriannuel) et suffisamment précis pour que toutes les unités de l’organisation comprennent ce qu’elles ont à accomplir.
L’un des principes fondamentaux consiste à trouver un équilibre entre ambition et réalisme : définir des cibles trop élevées peut engendrer de la démotivation, tandis que des objectifs trop modestes risquent de freiner l’évolution.
