Comment mesurer la dépendance de l’entreprise à ses fournisseurs numériques ?
D’après Souveraineté numérique
Entre libertés locales et cohérence globale
Les métiers réclament souvent la possibilité d’expérimenter un outil SaaS sans passer par la gouvernance centrale.
Accorder cette flexibilité est compatible avec la souveraineté, à condition de poser deux garde-fous :
1. Parcours balisé : tout service externe doit passer par un “sas d’expérimentation” de durée limitée, après quoi il est soit industrialisé, soit supprimé.
2. Patrimoine documentaire minimal : même un POC doit produire un inventaire des données, des dépendances et des licences employées.
Ce socle facilite l’industrialisation future ou la désinstallation ordonnée.
Pourquoi mesurer ?
Sans métriques, la souveraineté reste un slogan.
Mais mesurer ne signifie pas empiler des chiffres, il s’agit de choisir des indicateurs lisibles par tous, reflétant l’esprit du cadre fixé par le conseil et suffisamment ancrés dans l’opérationnel pour guider les arbitrages.
Exposition
Indice de concentration fournisseur : à quel point un service critique dépend-il d’un acteur unique ?
Pourcentage de code sous licence propriétaire non négociable : plus cette part est élevée, plus la marge de manœuvre diminue.
Surface API non cartographiée : encore une identification du Shadow IT.
