Pourquoi sécuriser les échanges à l’intérieur du réseau local ?
D’après Sécurité informatique
La deuxième couche du modèle OSI, appelée couche Liaison de données, joue un rôle fondamental dans la transmission fiable des données entre deux nœuds adjacents d’un réseau.
C’est à ce niveau que les données sont encapsulées dans des trames (frames) et que sont gérés, entre autres, la détection et la correction d’erreurs propres au lien.
La couche Liaison de données inclut un éventail de protocoles (Ethernet, PPP, HDLC, Frame Relay, etc.), même si dans la pratique, l’Ethernet domine largement la plupart des réseaux locaux (LAN).
Assurer la sécurité à ce niveau est tout aussi important : une attaque ou une faille d’exploitation dans la couche « liaison » peut se traduire par une compromission complète du réseau local.
Par exemple, un attaquant pourrait usurper des adresses MAC (usurpation), détourner du trafic via un empoisonnement ARP (ARP poisoning), générer des tempêtes de broadcast par une manipulation du protocole Spanning Tree Protocol (STP), ou encore s’introduire dans des VLAN auxquels il n’est pas censé avoir accès (VLAN hopping*).
La sécurisation de la couche liaison de données concerne les échanges sur le réseau local. Elle complète la protection des équipements et des câbles par des mécanismes de contrôle des communications.
Nous passerons en revue les menaces spécifiques à cette couche, les dispositifs de protection natifs ou complémentaires (802.1X, filtration MAC, ARP Inspection, etc.), les bonnes pratiques pour organiser la segmentation du réseau (VLAN), et les tests d’audit pour valider l’efficacité des mesures en place.
L’idée est de fournir un canevas d’actions claires et détaillées permettant de fortifier la couche 2 contre les intrusions et malveillances, tout en garantissant la disponibilité et l’intégrité des communications au sein du LAN.
