QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Que faire si l’informatique ne peut pas respecter le délai de reprise demandé par les métiers ?

D’après Plan de reprise d’activité

Examen de l’impact temporel

L’analyse de l’impact dans le temps (issue de la BIA) indique souvent une courbe de pertes (financières, légales, réputationnelles) selon la durée de l’arrêt.

Par exemple :

0-1 heure : impact limité

1-4 heures : impact modéré (perte de X milliers d’euros)

4-12 heures : impact majeur (perte de X centaines de milliers d’euros, obligations non tenues)

+12 heures : impact critique (risque de faillite, rupture de contrat-clé)

En fonction de cette courbe, on détermine la période maximale à ne pas dépasser.

Dans l’exemple ci-dessus, il se peut que la direction estime que 4 heures d’arrêt est déjà un risque inacceptable, et qu’elle veuille contenir la perte sous ce seuil.

On fixera alors un RTO ≤ 4 heures.

Choix d’un RTO métier vs RTO technique

On distingue parfois :

Le RTO métier : délai maximal toléré par les utilisateurs ou clients avant que l’activité ne soit trop impactée.

Le RTO technique : délai dans lequel la DSI estime être capable de rétablir le service compte tenu des solutions en place.

L’objectif est de faire correspondre ces deux visions.

Si le métier exige 2 heures de RTO, mais que la solution technique courante n’offre qu’un redémarrage en 4 heures, il y a un écart.

On doit alors soit négocier avec le métier (accepter un RTO plus long) ou investir pour améliorer l’infrastructure et atteindre ce RTO de 2 heures.