Comment utiliser un business case pour arbitrer un portefeuille de projets informatiques ?
D’après Stratégie du système d’information
Le business case comme outil de décision
Le business case est l’instrument de référence pour appuyer une décision d’investissement IT.
Il ne se résume pas à un tableau financier : c’est un document de référence qui articule les objectifs du projet, ses bénéfices attendus, ses risques, ses hypothèses, son plan de réalisation.
Un bon business case doit être co-construit avec les parties prenantes métiers et techniques.
Il doit être mis à jour tout au long du cycle de vie du projet, pour servir de base au pilotage, au reporting et aux arbitrages. Sa qualité conditionne souvent la pertinence de l'investissement.
Des référentiels comme le PMBOK, PRINCE2 ou MoP (Management of Portfolios) proposent des formats et des méthodes pour structurer un business case efficace.
Arbitrages budgétaires et gestion de portefeuilles
Les ressources disponibles pour l'IT sont souvent limitées.
Il faut donc arbitrer, prioriser, renoncer parfois.
Cette logique suppose une gestion de portefeuille structurée, capable de comparer des projets hétérogènes (techniques, réglementaires, innovants, support), selon des critères partagés.
La gestion de portefeuille ne consiste pas seulement à sélectionner les projets les plus rentables.
Elle vise à assurer une cohérence avec la stratégie, un équilibre entre court et long terme, un alignement entre les ressources disponibles et les ambitions affichées.
Les grilles de notation, les matrices stratégiques, les comités de pilotage inter-métiers sont autant d’outils utiles pour organiser cette gouvernance économique.
