QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Comment organiser la gouvernance d’un outil numérique partagé par plusieurs entreprises ?

D’après Souveraineté numérique

La mutualisation suppose un accord sur les responsabilités, les contributions et les décisions d'évolution. Sans cette organisation, les participants peuvent partager un outil tout en restant dépendants d'un acteur qu'ils ne savent pas remplacer.

Mutualisation et chaîne de confiance

La mutualisation n’est pas qu’une question financière, elle relève de la chaîne de confiance.

Chaque commit signé, chaque pull request validé, renforce la résilience globale : un bug corrigé pour un acteur profite à tous, un audit de sécurité partagé diminue l’exposition collective.

Les programmes de bug-bounty communautaires démontrent ce cercle vertueux : plutôt que payer seuls une chasse aux vulnérabilités, les contributeurs financent le pot commun et bénéficient des corrections en même temps.

L’enjeu de la gouvernance

Reste la gouvernance : qui décide de la roadmap ?

Pour un projet souverain, la gouvernance doit être méritocratique, transparente et neutre.

Méritocratique pour récompenser la contribution, transparente pour éviter les décisions de couloir, neutre pour empêcher la capture par un acteur dominant.

Lorsqu’un consortium s’érige en gardien, le code de conduite, les règles de vote et la licence deviennent les garde-fous qui garantissent la continuité du projet au-delà des fluctuations de marché.

Exemple de l’ANSSI en France.