Quelles compétences prévoir pour automatiser la gestion des données ?
D’après Gouvernance des données
Robotisation des processus
Au-delà de l’analyse, certaines entreprises ont recours à la robotisation des processus (RPA, Robotic Process Automation) pour exécuter des tâches répétitives liées à la gouvernance : génération automatique de rapports, envoi de notifications, extraction d’informations dans un format standard, etc.
Combinée à l’intelligence artificielle, la RPA peut prendre des décisions de premier niveau (par exemple, classer un fichier dans la bonne catégorie de confidentialité) et solliciter un humain en cas de doute.
Cette automatisation vise à réduire les actions manuelles sources d’erreurs, tout en accélérant le flux d’exécution.
Néanmoins, il convient de planifier soigneusement cette approche afin de ne pas introduire de complications supplémentaires, ou de créer des robots qui, mal paramétrés, risquent de multiplier les anomalies au lieu de les diminuer.
Besoin de compétences plus spécialisées
Au fur et à mesure que l’intelligence artificielle et l’automatisation se généralisent, l’organisation doit adapter son dispositif de gouvernance.
Les Data Stewards se forment aux outils d’apprentissage machine, aux moteurs de détection d’anomalies, ou aux logiciels d’automatisation.
Le service informatique, de son côté, apprend à configurer et maintenir ces solutions avancées, tandis que les juristes et responsables de la conformité s’interrogent sur l’impact de l’ia en matière d’éthique et de respect des réglementations.
Cette spécialisation peut générer une dépendance envers certains éditeurs ou consultants extérieurs, si l’on ne prend pas soin de développer une expertise interne.
Les plans de formation deviennent dès lors un volet crucial de la gouvernance, afin que l’entreprise conserve la maîtrise de ses flux et puisse tirer pleinement parti de ces innovations sans se mettre en danger.
