Quels indicateurs utiliser pour suivre les améliorations après une crise ?
D’après Gestion des incidents
Le suivi ne doit pas se limiter au nombre d'actions clôturées. Il doit montrer si les faiblesses prioritaires sont réellement corrigées et si les risques diminuent, avec des responsables et des échéances identifiés.
Priorisation
On ne fait pas tout à la fois.
La priorisation repose sur un trépied : valeur protégée (revenus, obligations, réputation), risque réduit (probabilité × impact), effort requis (coût, compétences, dépendances).
On place les sujets sur une séquence qui respecte les fondations : identité et secrets avant les features, observabilité avant l’automatisation, sauvegardes fiables avant la haute disponibilité.
La décision est expliquée, publiée, révisée à cadence. La clarté évite la dispersion et le saupoudrage budgétaire.
KPI/KRI : peu d’indicateurs, mais utiles
On limite le tableau de bord aux métriques qui font agir.
KPI (performance) et KRI (risque) s’articulent pour donner une image claire : disponibilité perçue, taux d’erreur critiques, couverture de sauvegarde restaurable, taux d’alertes actionnables, temps d’escalade, conformité aux processus clés.
Chaque indicateur a un propriétaire, une définition stable, une source unique, une cible et un seuil d’alerte.
Les chiffres existent pour arbitrer, pas pour décorer.
Quand un indicateur n’influence plus aucune décision, on le retire ou on escalade.
