QUESTIONS & RÉPONSES La collection de Solve DSI - Yann-Eric Devars
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Comment faire travailler ensemble la DSI, la direction générale et les juristes ?

D’après Souveraineté numérique

Les décisions numériques combinent des contraintes techniques, économiques et contractuelles. Leur préparation gagne à associer ces trois regards pour éviter qu'un engagement pris dans un domaine ne réduise les possibilités d'action dans les autres.

La compétence supervisée

Le conseil n’a pas forcément la technicité requise pour évaluer la partie technique, il doit donc se doter d’experts indépendants, invités réguliers ou membres permanents.

Leur rôle : traduire le jargon opérationnel en scénarios de risques et d’opportunités à la portée des administrateurs.

Cette hybridation des savoirs évite deux écueils : la naïveté (croire que le risque est nul parce que tout fonctionne aujourd’hui) et le catastrophisme (penser qu’il faut rapatrier chaque octet à tout prix).

Une triangulation indispensable

La souveraineté s’apparente à une équation à plusieurs inconnues : la DSI veut réduire la dette technique, la direction générale cherche l’avantage concurrentiel (et devrait y être aidé par le DSI), le juridique sécurise la conformité (et devrait également y être aidé par le DSI).

Si chacun avance isolément, le résultat est paradoxal : des infrastructures robustes mais trop chères, des innovations rapides mais invendables, ou des contrats étanches mais bloquants.