Comment une mauvaise identification des objets métier peut-elle fausser les coûts du SI ?
D’après Économie du système d’information
Les risques de sous-estimation
Ignorer l’importance de l’identification des objets métiers, ou la remettre à plus tard, comporte plusieurs écueils :
Impossibilité de piloter finement : Sans une vision claire des objets métiers, la DSI risque de ne pas savoir où vont réellement les dépenses, ni quelles parties du SI sont les plus consommatrices de ressources.
Problèmes de gouvernance : Les arbitrages budgétaires entre services et projets peuvent devenir arbitraires ou purement politiques, faute d’avoir des indicateurs objectifs liés aux objets métiers.
Complexité accrue lors d’un audit ou d’une fusion/acquisition : Les due diligences techniques nécessitent une vision précise de ce que le SI gère et à quel coût.
L’absence d’un référentiel des objets métiers peut retarder et compliquer ces démarches.
Vers une meilleure rationalisation
La connaissance des objets métiers, associée à la cartographie des processus (approche top-down) ou à l’inventaire applicatif (approche bottom-up), ouvre la porte à une rationalisation maîtrisée.
On pourra, par exemple :
Mutualiser certaines briques applicatives : Au lieu d’avoir deux logiciels distincts pour gérer les commandes clients, la DSI peut décider de converger vers un seul.
Optimiser les flux de données : En identifiant clairement les relations entre objets métiers, on détecte les redondances d’intégration ou les transferts superflus.
Faciliter la mise en place d’indicateurs de performance : Chaque objet métier peut être suivi via des KPI (ex. taux de réclamation sur un objet « Contrat », taux de conversion sur un objet « Opportunité »).
Renforcer la gouvernance par les données : Mettre en place un Data Steward ou un Data Owner pour chaque objet métier critique, de sorte que la qualité et la cohérence des données soient pilotées en continu.
